Ca ne pouvait plus durer : ça ne durait pas. [...] Et puis ça recommençait : " Toujours ce conflit qui semble sans issue ! une ardente conscience de mes forces, de ma supériorité sur eux tous, de ce que je pourrais faire ; et le sentiment de la totale inutilité de ces choses ! Non, ça ne peut pas durer ainsi . " Et ça durait. Et peut etre après tout que cela durerait toujours. Comme un pendule en folie, j'oscillais frénétiquement de l'apathie à des joies égarées. J'escaladais la nuit les escaliers du Sacré Coeur, je regardais scintiller dans les déserts de l'espace Paris, vaine oasis. Je pleurais parce que c'était si beau et parce que c'était inutile. Je redescendais les petites rues de la Butte en riant à toutes les lumières. J'échouais dans la sécheresse, je rebondissais dans la paix. Je m'épuisait.
Elle ne porte rien
D'autre qu'un peu
D'essence de Guerlain
Dans les cheveux